David était
à présent seul, il s’était
installé au comptoir du bar et sirotait tranquillement son
cocktail.
Kevin, assis
à une table non lui de lui, le regardait. La chaise a ses
cotés, semblait libre. Il se dirigea dans sa direction et
s’y positionna. David lui décocha un regard
surpris.
-
Déjà à court de
cigarettes ? Il sourit pour la première fois devant
Kevin, qui le vit comme un immense sourire a dix milles watts
qu’il ne voudrait voir s’éteindre pour rien au
monde.
-
S’il me fait ce sourire encore une fois, je
vais craquer. Pensa-t-il. Je crois bien qu’il me reste une ou
deux cigarettes, mais rien ne vaut une discussion avec vous. Lui
dit-il en rigolant.
David sentit son
cœur battre plus fort et son corps devenir plus
chaud.
-
Euh ça te dit qu’on sorte prendre
l’air. Il le tutoya sans s’en rendre compte. Euh excuse
moi, ça te dérange pas si on se
tutoie ?
-
Non, c’est le contraire même, on a le
même âge, autant se tutoyer.
-
Oui. On y va ? Il fit un geste en direction de
la serveuse pour demander l’addition et posa un billet de dix
dollars sur la table.
Ils sortirent du
bar pour trainer un moment dans NY. Ils marchaient dans les rues.
La fête était au rendez vous ce soir de 14 juillet.
Les jeux inondaient chaque coin, les cris de joie et le brou ara de
la musique s’emmêlaient. En marchant ils
trouvèrent un jeton pour jouer au jeu du « tir
peluche ».
-
David, viens on va essayer de gagner une
peluche.
-
Euh c’est pour les gamins de plus d’un
mètre. Dit-il en rigolant.
-
Quoi tu ne fais pas plus d’un
mètre ? Il pouffa de rire. Ne t’inquiète
pas on peut y aller avec un adulte.
Il prit David par
le bras pour l’emmener prés du stand.
-
Je tire ou tu tires ?
-
Et bien, t’as l’air sur de toi,
lances-toi.
Le vendeur lui
tendit une flèche, le principe était simple, planter
une flèche dans une peluche pour la gagnée. Il prit
une grande inspiration puis il visa… hors champ. Les deux
hommes se regardèrent, un petit blanc s’installa puis
ils éclatèrent de rire.
-
Alors ça c’est le pire tir que
j’ai jamais vu de toute ma vie. Tiens deux dollars, retente
ta chance.
Kevin se
repositionna et tira sans aucune hésitation sur la plus
grosse peluche, un gros nounours marron qui atteignait le
mètre, c’était probablement le plus
difficile à avoir.
-
C’est surement les deux dollars qui
m’auront le mieux servis.
-
Tiens, il lui tendit la peluche, celle la est pour
toi. Tu repartiras pas seul ce soir.
-
Merde ! il est 1h passé, j’ai
raté le dernier métro.
-
Ben, je peux te ramener, t’habite
ou ?
-
Sur la 5eme rue. C’est sur ton
chemin ?
-
Oui. Parfait.
Ils ne
parlèrent guère pendant le trajet. Ils étaient
l’un et l’autre songeurs. Kevin s’engagea sur une
petite ruelle, puis se gara prés de l’appartement de
David.
-
Merci pour cette soirée, c’était
super, dit-il.
-
Tu plaisantes ? C’est moi qui te
remercie, merci pour la clope, merci pour la peluche, merci de
m’avoir ramené…
David restait dans
la voiture, il ne semblait pas vouloir quitter Kevin. Sa sacoche
tomba à ses pieds. Il se pencha pour la ramasser, puis se
releva précipitamment et descendit de la voiture en
marmonnant quelques mots incompréhensibles. La
déception envahissait Kevin, lui qui avait cru qu’il
allait l’embrasser. Ses mains tremblaient encore. Et, au
moment de faire marche arrière, il vit une silhouette
s’approcher.
-
Ah David tu as oublié ta peluche
derrière, attend je t’ouvre à
l’a…
Il n’eu pas
le temps de finir sa phrase que déjà David passait sa
main par la vitre, il l’a tendit par-dessus les genoux de
Kevin. Il passa le point mort et coupa le contact. Puis il
déboucla sa ceinture et ouvrit la portière pour le
sortir de la voiture.
-
Quoi ? Qu’est ce qui
t’ar…
Il prit
langoureusement la bouche de Kevin pour le faire taire. Leurs
visages étaient en feu, leurs cœurs battaient la
chamade. La pluie gouttelait et ils continuaient à
s’embrasser passionnément comme s’ils
s’étaient retenu depuis des années
entières…
Merci Yuki, c´est que j´avais
oublié de modifier le chapitre o2. Encore une erreur. xD